News - Juillet 2007
Un test de l’odorat pour détecter la maladie d’Alzheimer
La difficulté à reconnaître certaines odeurs familières comme celles du citron ou de la cannelle, etc, pourrait être un premier signe pour détecter la maladie d'Alzheimer, selon une étude publiée dans les "Archives of General Psychiatry". Les résultats pourraient conduire à la mise au point de tests olfactifs de détection de cette maladie neurologique dégénérative.
Les chercheurs savent depuis longtemps que les lésions microscopiques, considérées comme les premiers signes de la maladie, apparaissent d'abord dans une région du cerveau impliquée dans l'odorat. Les chercheurs ont mené une étude sur 600 personnes âgées de 54 à 100 ans priés d'identifier une douzaine d'odeurs familières. Ces participants ont été suivi pendant cinq ans. Les personnes qui avaient fait au moins quatre erreurs au test d'odorat ont présenté un risque multiplié par deux de développer des problèmes. Les chercheurs ont tenu compte de l'âge, du sexe, du niveau d'éducation, du tabagisme et des antécédents d'accidents vasculaires cérébraux.
Certains ont obtenu un faible résultat au test d’odorat et n’ont pas développé de troubles cognitifs.
Source : MSNBC.com
L’importance des Prions dans la maladie d’Alzheimer
Des chercheurs du Royaume-Uni affirment que les protéines à l’origine de la maladie de la vache folle pourraient aussi prévenir de la maladie d’Alzheimer. Les prions, chaînes d’acides amines, présents dans le cerveau, semblent prévenir le développement d’une protéine caractéristique de la maladie d’Alzheimer. Lors de tests effectués en laboratoire, la beta-amyloide, à l’origine de la formation de plaques dans le cerveau, caractéristiques d’Alzheimer, ne se développait pas si un important taux de prions était présents. Cette découverte pouvait conduire à de nouveaux traitements, selon L’Académie Nationale des Sciences.
En raison de similarités entre la maladie d’Alzheimer et les maladies telles que Creutzfeldt Jakob, des chercheurs de l’Université de Leeds ont cherché un lien. Ils ont découvert qu’un taux important de Prions dans les cellules, réduisait l’accumulation de la protéine Beta-amyloid, présente dans les cerveaux de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.
En comparaison, lorsque le taux de Prions était faible, voire absent, la formation de Beta-amyloid augmentait de nouveau, laissant penser que les Prions ont un effet préventif sur le développement de celle-ci.
Le professeur de recherche, Nigel Hooper, suggère qu’il faudrait maintenant savoir si le vieillissement a un effet sur la capacité des protéines prion à protéger contre la maladie d’Alzheimer. «Jusqu'à présent, la fonction normale des protéines prion est restée floue, mais nos découvertes ont clairement identifiaient un rôle de régulation de la production de la Beta-amyloid, et dans la prévention de la formation de plaques d’Alzheimer »
« Dire si cette fonction du Prion se perd au cours du processus normal de vieillissement, ou dire si certaines personnes sont plus à risque que d’autres, c’est encore trop tôt » Il affirme que bien d’autres études doivent être menées, en théorie, si un traitement pouvait imiter les effets du Prion, il pourrait ralentir la progression de la maladie.
Le professeur Clive Ballad, Directeur de recherche a la Société d’Alzheimer, affirme que c’est la première fois qu’un lien est établi entre le Prion et Alzheimer. Ces études préliminaires suggèrent que le Prion a un effet de régulation sur la formation de la Beta-amyloid » Cela nous permet de fonder une nouvelle approche pour la recherche de nouvelles pistes thérapeutiques pour la maladie d’Alzheimer.
Source : BBC
L’Exelon sous forme de patch pourrait provoquer moins de nausées et être plus facile à utiliser pour les malades d’Alzheimer
Une recherche conduite par Bengt Winblad de l’institut Karolinska en Suède, démontre que la prise d’Exelon sous forme de patch et non plus sous forme médicamenteuse, pourrait réduire les effets non désirables tels que le vomissement ou les nausées. Cette découverte fut présentée lors de la 10eme conférence internationale sur la maladie d’Alzheimer tenue à Madrid.
Le patch permet le passage du médicament par la peau et non plus par l’estomac, et cela évite des effets gastro-intestinaux tels que les vomissements. Le patch est également d’usage plus simple car il n’est plus nécessaire de se rappeler de prendre ce médicament, problème souvent rencontré chez les personnes souffrant de cette maladie. Ce patch est également une solution pour les personnes qui ont des problèmes pour avaler.
Le lien entre Alzheimer et certains types de foie gras
Le professeur Alan Solomon, chercheur à l’Université Tennessee Graduate School of Medicine, USA, et son équipe ont découvert un lien entre le foie gras préparé à base de foies d’oies et de canards et un type d’amylose. Leurs données expérimentales ont fourni la première preuve qu’un produit alimentaire pouvait accélérer le développement de l’amylose (maladie rare due à l’infiltration par une substance protéique de divers organes et tissus).
L’amylose, ou amyloïde, se caractérise par le dépôt de protéines dans un certain nombre de tissus humains. Ces dépôts envahissent progressivement les tissus, et empêchent le bon fonctionnement des organes vitaux. Il existe différent types d’amylose ou d’amyloïde, maladie étudiées dans le laboratoire de Solomon.
Le foie gras est une spécialité culinaire qui est fabriqué à base de foies des canards et des oies que l’on a engraissé pendant plusieurs semaines. Le Dr Alan Solomon et son équipe de recherche ont analysé du foie gras vendu aux Etats-Unis et en France et ont trouvé qu’il contenait un type d’amylose appelé « AA ». Les dépôts d’amylose sont souvent trouvé dans les oiseaux d’eau, et ce notamment quand il s’agit d’oiseaux gavés. Pendant leur étude, ils ont injecté ou nourri des souris avec des amyloses extraites du foie gras. En huit semaines, la plupart des souris avaient développé de nombreux dépôts d’amylose dans leur foie, leur rate, leurs intestins et d’autres organes.
Se basant sur les résultats de cette étude, le Dr Alan Solomon et son équipe ont conclu que cette forme d’amylose pouvait être transmissible.
« On ne peut pas savoir si les personnes ayant mangé du foie gras risquent davantage de développer les maladies d’Alzheimer, diabètes, ou autres maladies liées à l’amylose. Notre étude a seulement montré l’existence de fibres d’amylose dans le foie gras et a montré qu’elle pouvait accélérer le développement des amylose AA chez les souris.» déclare le Chercheur Alan Solomon qui préconise aux personnes qui ont des malades d’Alzheimer dans leur famille, voire même des diabétiques, de s’abstenir de manger du foie gras par précaution.
Les individus développent des maladies pour plusieurs raisons. « Manger du foie gras ne provoque probablement pas une maladie chez quelqu’un qui n’y est pas génétiquement prédisposé. Notre but est de déterminer ce qui cause ces maladies à l’origine, et de développer de nouveaux moyens de diagnostics et des traitements conçus pour débarrasser le corps de ces dépôts d’amylose. » a expliqué le Dr Alan Solomon.
Parue dans le journal Proceedings of the National Academy of Sciences.