News - Mai 2007
Une Entreprise française met au point un test pour diagnostiquer la maladie d’Alzheimer.
ExonHit Therapeutics, une société française spécialisée dans la mise au point de tests diagnostiques et le développement de nouvelles thérapeutiques, a découvert un possible test sanguin pour la maladie d’Alzheimer. Il n’existe pas actuellement de test qui puisse confirmer le diagnostic de la maladie d’Alzheimer.
ExonHit a identifié un groupe de gènes qui permet aux chercheurs de diagnostiquer à partir d’un échantillon sanguin la possible présence de la maladie d’Alzheimer. Ce test pourrait représenter un grand pas en avant dans le diagnostic de la maladie d’Alzheimer notamment par rapport aux tests réalisés à partir du liquide céphalorachidien qui nécessitent la réalisation d’une ponction lombaire.
Les chercheurs ont testé un groupe de 85 personnes, 51 avaient la maladie et 34 ne l’avaient pas. Le test a permis d’identifier correctement 78 % des patients touchés par la maladie d’Alzheimer. Le test a également pu détecter correctement 82 % des personnes qui n’avaient pas la maladie.
Source: Reuters Health News
Existence d’un lien moléculaire entre la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson, et le diabète de Type 2.
Une étude récente réalisée par une équipe internationale de chimistes et de biologistes moléculaires, a trouvé que la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson et le diabète de type 2, ainsi que la maladie de Creutzfeld Jacob et d’autres maladies neurologiques dégénératives pourraient être très proches au niveau moléculaire.
Les fibrilles amyloïdes sont des molécules nocives présentes dans le cerveau des patients touchés par ces maladies, elles contiennent notamment des « molécules fermeture éclair ». Des chercheurs, y compris des scientifiques travaillant au synchrotron européen de Grenoble, ont pu mettre en évidence que ces molécules « fermeture éclair » sont similaires dans ces trois différentes maladies.
Ces travaux, encore au stade préliminaire, pourraient aider les chercheurs à diagnostiquer ces maladies et, potentiellement, les traiter.
Ces recherches ont pris presque dix ans avant de donner ces résultats. Les travaux ont significativement progressés quand l’Université de Californie, à Los Angeles (UCLA) s’est rapprochée de Chrisitan Riekel, chercheur reconnu du synchrotron européen de Grenoble en France qui étudie la structure cristalline des molécules de petite taille avec un microcristallographe à rayons-X, et d’ Anders Madsen, un de ses anciens élèves qui travaille maintenant à l’université de Copenhague au Danemark. Riekel a mis au point un système permettant de bombarder des microcristaux grâce à un faisceau très fin de rayons-X.
Source: ScienceDaily.com
L’Union Européenne réserve son jugement concernant Aricept
Le fabricant de médicaments japonais Eisai Co. Ltd. a provisoirement retiré sa demande d’autorisation de mise sur le marché européenne pour Aricept dans le traitement des formes sévères de la maladie d’Alzheimer.
L’agence européenne du médicament a demandé des précisions sur les bénéfices d’Aricept dans l’amélioration des activités quotidiennes pour les patients atteints d’une maladie d’Alzheimer à la phase avancée. L’utilisation d’Aricept dans la forme sévère de la maladie d’Alzheimer a déjà été approuvée et est utilisée aux USA, en Inde, en Nouvelle Zélande et aux philippines.
Près de 2.4 millions de personnes sont touchées par la maladie d’Alzheimer en Europe, principalement dans 5 pays (l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni, l’Italie et l’Espagne) dont 13 % souffrent d’une forme sévère de la maladie.
Source: Reuters Health News
Deux AINS n’ont pas fait la preuve de leur efficacité dans la maladie d’Alzheimer
Deux anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) – le Naproxène et le Celecoxib – ne permettent pas de réduire à court terme le risque de développer la maladie d’Alzheimer d’après les résultats d’une études randomisée financée par l’institut national du vieillissement Américain (U.S., N.I.A)
Les enquêteurs ont même suggéré que ces deux produits seraient associés à une légère augmentation du risque de démence. Ces résultats vont à l’encontre des études d’observations réalisées par le passé qui suggéraient que la prise régulière d’AINS pourrait prévenir l’apparition de la maladie d’Alzheimer ainsi que d’autres formes de démences.
L’intérêt de l’utilisation des AINS pour la prévention de la maladie d’Alzheimer avait été déclenche par une étude publiée dans la revue Neurologie en 1993 indiquant que l’indométacine prise à la dose de 100 à 150 mg par jour semblait protéger les patients atteints de la maladie d’Alzheimer à un stage modéré du déclin cognitif par rapport à des témoins bien choisis.
Source: United Press International Health News