News - Novembre 2007

Certains produits dérivés du raisin pourraient neutraliser les effets de la maladie d’Alzheimer.

Le jus de raisin Concorde et les ; polyphénols présents dans le vin rouge pourraient ; neutraliser les plaques bêta-amyloïde associés au déclin cognitif, et pourraient favoriser à long terme l’équilibre cognitif.

Deux récentes études ont démontré le lien entre une consommation modérée de vin rouge ou de jus de fruit à 100% et un risque diminué de développer la maladie d’Alzheimer (vin) ou de retarder son apparition (jus de raisin). Le Professeur Lap Ho a renforcé cette observation lors de la présentation à Neuroscience 2007 des résultats de ses recherches. En effet, ; il a démontré l’effet protecteur potentiel du jus de fruit de raisin Concord et des polyphénols présents dans le Cabernet Sauvignon pour ralentir les neuropathologies causées par la bêta-amyloïde. (L’accumulation de bêta-amyloïde (bA) sous forme de plaques séniles autour des neurones est la caractéristique principale de la maladie d’Alzheimer.)

Source : Eurekalert

Un bon équilibre alimentaire pourrait réduire les risques de démence.

Plusieurs études ont démontré qu’une alimentation riche en poisson gras et en légumes pourrait réduire les risques de développer une démence en vieillissant. ; Les résultats d’études publiés dans le journal US semblent prouver que « le régime méditerranéen » ou des suppléments en Beta-carotène pris sur un long terme pourraient prévenir la maladie.. Les antioxydants ainsi consommés pourraient protéger le cerveau.

La première étude, parue dans la revue Neurologie, a porté sur l’alimentation de plus de 8000 hommes et femmes de plus de 65 ans et en bonne santé. Il semblerait que ; ceux qui ont consommé régulièrement des huiles Omega-3, présents dans certaines huiles de cuisine et certains poissons, présentaient bien moins de risque de développer une démence au cours des 4 années suivantes. Les personnes qui avaient consommé du poisson au moins une fois par semaine, ; présentaient 40% moins de risque de démence, alors que la consommation de fruits et légumes, une fois par jour, réduisait le risque de 35%.

Selon le Professeur Pascale Barberger-Gateau de l’INSERM de Bordeaux « ces résultats pourraient avoir d’importantes répercussions sur la santé publique »

La seconde étude a porté sur les effets des suppléments en bêta-carotène sur une échelle de 18 ans. On considère que la bêta-carotène contient des antioxydants aux propriétés bénéfiques. 4000 volontaires ont pris soit une pilule de beta-carotène soit une pilule « placebo ». Ceux qui ont pris la pilule de bêta-carotène, ont obtenu des résultats significativement supérieurs lors des tests, notamment sur la « mémoire verbale ».

Source : BBC News

L’hypertension ou l’arythmie cardiaque (irrégularité du rythme cardiaque) seraient liées à la progression de la maladie d’Alzheimer.

Selon une étude publiées dans la revue Neurology par le Centre d’Etudes Johns Hopkins, la maladie d’Alzheimer progresserait plus rapidement chez les sujets atteints d’hypertension ou une forme d’irrégularité du rythme cardiaque tel que le frémissement fibrillaire. Selon les résultats de cette étude, le traitement de ces pathologies pourrait permettre aussi de ralentir les pertes de mémoire chez les sujets atteints d’Alzheimer.

Cette étude a porté sur 135 hommes et femmes âgés de plus de 65 ans, et récemment diagnostiqués Alzheimer. Tous ont été soumis à des tests mémoire annuels échelonnés sur une période de trois ans. Les résultats montrent que les 10 personnes souffrant d’hypertension au moment du diagnostic Alzheimer montraient un taux de perte de mémoire 100% plus élevé que les personnes dont la tension était normale. De plus, ; les 10 personnes souffrant de frémissement fibrillaire au moment du diagnostic Alzheimer, ont montré un taux de perte de mémoire 75% plus élevé que les patients dont le rythme cardiaque était normal.

Source: Science Daily

La maladie d’Alzheimer et le lien maternel.

Selon une étude récente menée par les chercheurs de l’école de médicine de l’Université de New York, une personne dont la mère est atteinte d’Alzheimer pourrait présenter un risque plus élevé de développer la maladie qu’une personne dont le père est atteint. C’est la première fois qu’une étude compare le métabolisme cérébral de personnes sans troubles cognitifs dont la mère ou le père est atteint d’Alzheimer ou dont aucun parent n’est atteint, dans le but de démontrer que seuls les personnes dont la mère est touchée présentent un métabolisme cérébral réduit dans la même partie du cerveau que les patients d’Alzheimer.

Les personnes dont un parent est atteint d’Alzheimer présentent un risque 4 à 10 fois plus élevé d’être atteintes que celles qui n’ont pas d’antécédent familial. (Voir document attaché sur l’antécédent familial sur la maladie d’Alzheimer. Antécédent familial de maladie d’Alzheimer cela se dit). La raison pour laquelle les personnes avec un antécédent familial présente un risque accru n’est pas connue à ce jour. De même, nous ne savons pas pourquoi les personnes dont la mère a été atteinte de la maladie d’Alzheimer présente un risque encore plus élevé et cette observation doit faire l’objet d’autres études sur une plus grande échelle avant de pouvoir être utilisée au niveau clinique, pour identifier les personnes à risque.

Les personnes avec un antécédent familial d’Alzheimer du coté maternel, présentaient des réductions métaboliques du glucose plus importantes dans plusieurs régions du cerveau, y compris ; les lobes temporaux médians et le cortex cingulaire postérieur, deux zones impliquées dans le stockage et la récupération de la mémoire. Dans ce groupe, le métabolisme était réduit de 25% dans le cortex cingulaire postérieur.

Aucune réduction du métabolisme de l’énergie cérébrale n’a été détectée chez les personnes sans antécédent familial d’Alzheimer ou dont le père était atteint de la maladie. Les effets du métabolisme du glucose restent révélateurs chez les personnes présentant des antécédents familiaux du coté maternel, même après avoir pris en compte d’autres facteurs de risque tels que l’âge, le sexe, l’éducation…

Source: New York University Medical Center and School of Medicine

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